Voici les 15 règles d’or à respecter pour être visible dans les moteurs de recherche (Google représentant le monopole des requêtes françaises avec 90% du trafic – ce qui n’est pas le cas outre-Atlantique où Google se partage le marché avec Yahoo. Notez que Bing, le dernier né de Microsoft, semble prometteur et grignote des part de marché).
La liste des points ci-dessous vous donne une indication sur l’ampleur de l’audit d’un site qui n’a PAS fait son développement dans une optique pure de référencement (Search Engine Optimization). Se faire accompagner d’un professionnel du référencement (qui n’est pas nécessairement la Web Agency) est un gain de temps considérable et le retour sur investissement (ROI) sera nécessairement présent si le travail est fait correctement :
1. Avez-vous un code HTML, CSS et JAVASCRIPT aux normes ?
La question vous paraît anodine ? Elle ne l’est pas tant que ça car Google est un aveugle qui ne voit pas exactement la même chose que vous lorsque son robot (crawler) scanne votre site. La qualité du code HTML (100% compatibles W3C) est primordiale pour que le robot ne zappe pas votre site trop vite. Assurez-vous que toutes les balises HTML son renseignées et correctement fermées (les balises <TITLE>, <META>, mais aussi les balises de hiérarchisation du contenu <H1><H2><H3>… ainsi que les balises <ALT> et <TITLE> pour les images. Il existe des outils pour les designers web, comme Mozilla FireBug, pour contrôler leur code HTML, CSS et JAVASCRIPT.
2. Choisissez vos mots clés avant d’écrire le contenu de vos pages
La présence de mots clés sur une page web (pas en balise META mais dans le contenu de la page) joue un rôle important sur le classement des moteurs de recherche. On considère généralement qu’une densité raisonnable de mots clés permet à une page de ressortir dans les résultats de recherche, mais quel mot clé utiliser ? Pour connaître les mots clés fréquemment utilisés par les internautes, vous pouvez utiliser les outils de suggestion des régies publicitaires comme Google Adwords ou Yahoo Search Marketing. La notion de concurrencialité est également un critère important pour le choix du mot clé.
Se positionner sur un mot clé unique comme « bio », avec plus de 500 millions de résultats dans Yahoo, ne sera pas évident ! Pensez également à explorer le champ sémantique lié à un mot clé (voiture = automobile = véhicule = auto = …).
3. Optimisez les balises Meta
Les balises Meta jouent un peu le rôle de carte d’identité pour une page web. Généralement le contenu des balises Title et Description s’affiche dans les résultats des moteurs de recherche : il est donc important de proposer un contenu attractif pour les internautes. De plus le contenu des balises (et surtout celui de la balise Title) est pris en compte par les moteurs de recherche pour positionner la page. Dans ce contexte, il est important pour le référencement d’utiliser dans vos balises des mots clés pertinents et en rapport avec le contenu de la page. Petit rappel sur les balises :
- Balise Title : le nerf de la guerre ! Doit contenir en une dizaine de mots maxi et résumer l’essentiel de votre page. Dans la balise Title, surtout pas de suite de mots-clés ! N’oubliez pas que c’est ce qui apparaîtra dans le lien dans Google. Elle doit “plaire” aux moteurs en terme de contenu pour cibler la page visée mais aussi et surtout, plaire à l’internaute (posez-vous la question : cliqueriez-vous sur un lien dans Google appelé par exemple “Bio, paniers, paniers bio, producteur locaux, paniers Montpellier ? J’en doute !)
- Balise META Description : Presque aussi importante bien qu’elle ne joue AUCUN rôle dans le référencement (eh oui). Vous devez, en environ 160 caractères (on dira entre 120 et 200 pour taper large, car Matt Cutts de Google donna le chiffre “idéal” de 160 caractères lors d’une de ses interviews…) décrire votre page, sans contrainte sémantique pour le référencement ce qui n’est pas plus mal, mais en pensant “internaute” ! En effet, la META Description constitue le texte qui apparaît sous le lien, dans les résultats de recherche dans les moteurs… De fait, cela constitue l’une des premières “barrières” entre vous et l’acheteur (si mauvais titre ou mauvaise description => pas de visite, même si vous êtes premier dans Google !)
- Balise META keywords : en une phrase, balise inutile, nous le verrons plus bas. Néanmoins, vous pouvez y placer par principe les principaux mots-clés (pas plus de 5/6, perdre du temps sur cette balise ne sert à rien)
4. Le Contenu est ROI, ne trichez pas avec les robots
Attention à ne pas utiliser une surabondance de mots clés ! En effet les moteurs de recherche n’apprécient pas du tout le « keywords stuffing ». Inutile d’écrire 100 fois le même mot clé sur votre page, c’est le meilleur moyen d’être black-listé (et pour en sortir, je vous souhaite du plaisir). Imaginez que les robots sont les ambassadeurs de vos visiteurs futurs. Quel respect portez-vous à un marchand qui essaye de vous faire rentrer dans sa boutique en écrivant 100 fois sur sa vitrine la même chose ? Aucun ? Pour le robot de Google, c’est pareil. Choisissez votre contenu en fonction de ce que vous voulez vendre, concentrez vous sur votre spécificité, vous atouts, mettez-le en valeur et votre effort sera récompensé.
5. Facilitez la tâche aux crawlers !
Intégrez un fichier robots.txt ainsi qu’un Sitemap. Le fichier robots.txt est un fichier texte contenant des commandes à destination des robots d’indexation des moteurs de recherche afin de leur préciser les pages qui peuvent ou ne peuvent pas être indexées. Ainsi tout moteur de recherche commence l’exploration d’un site web en cherchant le fichier robots.txt à la racine du site. Le fichier Sitemap est une représentation de l’architecture du site, qui liste les ressources proposées, en général sous forme hiérarchique. Il s’agit en général d’une page web qui permet à l’internaute d’accéder rapidement à l’ensemble des documents proposés sur le site, et facilite le travail des robots d’indexation.
Google a conçu le protocole Sitemaps qui consiste en une représentation du plan des sites en texte ou en XML, à destination exclusive des moteurs de recherche.
6. Utilisez les bon mots dans vos URLs
Commencez par le nom de domaine : si votre domaine est le bio et que votre site s’appelle bio-montpellier.fr ce n’est pas inutile. Choisissez ensuite un titre pertinent pour vos pages, ce titre étant bien entendu différent pour chaque catégorie et article (par exemple bio-montpellier.fr/paniers_bio/fruits_et_legumes/…) Notez que la structuration de votre catalogue a une importance capitale non seulement pour la recherche des vos visiteurs mais également pour les moteurs qui indexent. Ne partez pas sur une multitude de sous-répertoires (Par exemple bio-montpellier/rep1/rep2/rep3/rep4/rep5/panniers/, les moteurs peuvent ne plus indexer s’ils trouvent que votre structure de site ne correspond pas à la taille réelle du catalogue).
7. Utilisez la ré-écriture d’URL (URL rewriting)
On le voit pourtant encore beaucoup : bio-montpellier.fr/index.php?category_id=342&product_id=12. Changez ces pages en bio-montpellier.fr/salades_batavia_bio. L’activation de l’URL rewriting peut être difficile suivant votre hébergeur car cela implique des changements sur la configuration du serveur Web puis la modification du fichier .htaccess
8. Avez-vous des pages « en double » (duplicate content) ?
Si vous avez activé l’URL rewriting, gare aux contenu dupliqué. En reprenant l’exemple ci-dessus, passez toutes vos pages au peigne fin pour bien vérifier qu’aucun lien du type « bio-montpellier.fr/index.php?category_id=342&product_id=12″ ne pointe sur la même page que « bio-montpellier.fr/salades_batavia_bio ». Ceci est notamment le cas lorsque d’anciens liens « en dur » n’ont pas été corrigés.
9. Affinez vos pages web « système »
Les pages d’erreur 404 ou bien de redirection 301 ou 302 peuvent servir de support vers une redirection sur un moteur de recherche interne ou sur une publicité pertinente. Ne les négligez pas.
10. Le poids de votre site est-il optimisé ?
Vos visiteurs n’attendront pas plus de 4 ou 5 secondes à chaque chargement de page. Google non plus. Le robot mesure le temps de latence et arrête l’indexation d’un site si celui-ci est trop long. La cause principale d’un site qui est long a charger est le poids de son contenu multimédia (images, vidéos, son, flash) mais aussi la latence DNS (qui est mesurée en premier, bien avant le début de chargement du site) et le poids des scripts. Plusieurs techniques d’optimisation existent comme par exemple de créer des sous-domaines img.bio-montpellier.fr pour toutes les images et laisser le serveur web principal bio-montpellier.fr envoyer le contenu des pages. D’autres techniques de stripping d’images permettent de regrouper toutes les images d’une page en une seule image JPG en donnant à votre navigateur l’endroit et les coordonnées des zones à découper pour afficher les petites images au bon endroit. Aucune différence côté visiteur, sinon que c’est plus rapide ! N’oubliez pas non plus de vérifier le matériel de votre hébergeur (êtes-vous mutualisés, en serveur virtuel, en serveur dédié ?)
11. Optimisation sémantique de votre site
Je l’ai déjà dit, il faut structurer le site par thématiques, catégories. Maintenant il faut donner du sens à votre contenu et montrer à Google que votre contenu est ce que vous annoncez qu’il est (en balise TITLE). Il ne suffit pas de dire qu’on va parler de bio, pour reprendre l’exemple du début, il faut maintenant parler intelligemment du bio. Il faut mener, en amont, une réflexion poussée sur l’optimisation marketing de chacune des pages de votre site et appliquer un véritable bras de levier sur le contenu. Utilisez les balises hierarchiques <H1><H2>, etc pour structurer par niveau d’importance le contenu que vous exposez et n’hésitez pas à spécialiser la page en fonction des mots clés que vous visez dans la recherche des visiteurs.
12. Le maillage interne (local netlinking)
A l’intérieur de chaque page, effectuez un maillage interne à votre site non seulement sur chacun des mots clés que vous aurez défini, mais également sur les expressions régulières que vous voulez indexer dans Google. Ici aussi, c’est la hiérarchisation et la pertinence du contenu, liées à des liens contextuels connexes (qui peuvent être en partie faits par les tags ou nuages de mots clé). Ne laissez par exemple aucune page orpheline (sans lien contextuel renvoyant sur une autre de vos pages internes). On l’a déjà dit, sur le web, le Contenu est ROI, autant l’appliquer.
13. Le réseau de partenaires externes (Net Linking)
La visibilité de votre site dépend, que vous le vouliez ou non, du nombre de back-links (liens externes pointant vers votre site). Dans une logique qui veut que le monde attire le monde, Google estime que si on parle souvent de vous de manière pertinente, alors votre PageRank (ou Popularité, notée de 1 à 10 donnée par Google à votre site) va augmenter. C’est le point le plus difficile à aborder car il faut amener vers votre site un trafic de qualité. Non pas qu’une inscription dans des centaines d’annuaires généralistes qui renvoient tous vers votre page d’accueil soit inutile, mais elle ne fera pas le poids face à un réseau de liens spécialisés dans chacune de vos pages articles ou catégories. Le taux de transformation (c’est à dire le % de conversion d’un visiteur en client) dépend directement du temps qu’un visiteur va passer sur votre site à chercher ce qui l’intéresse. Si un lien partenaire pointe directement sur une page article dont le contenu correspond exactement à ce que recherche le visiteur, vous pouvez commencer à l’appeler Monsieur le Client ! Et n’oubliez-pas que vous êtes votre premier partenaire si vous utilisez toutes les plate-formes communautaires que sont les réseaux sociaux (Myspace, Facebook) mais également Google Images (renommez vos images de img3.jpg en panier_bio_montpellier.jpg), Flickr ou Picasaweb pour mieux vous faire connaître ou encore Google Maps (renseignez l’adresse postale de votre site). Sans parlez de YouTube, DailyMotion ou tout autre support gratuit qui peut renvoyer vers une page spécifique de votre site. La recherche sur Internet est devenue universelle, profitez-en ! Enfin, n’oublions pas que les liens partenaires servent avant tout à améliorer son positionnement dans les classements ; en plaçant en pied de page des liens partenaires, le risque de voir des visiteurs partir est très minime et surtout largement compensé par le flot supplémentaire de visiteurs amenés par l’amélioration du positionnement sur les moteurs de recherche. Et n’inscrivez votre site que chez des partenaires de confiance : un lien de retour sur un site banni par Google peut vous déclasser rapidement.
14. Google veut que ça bouge souvent
Le dynamisme d’un site plait aux crawlers mais pas simplement des rajouts d’article au catalogue du site e-Commerce. Un développement intelligent du catalogue, intimement lié (maillage interne) aux produits déjà existants (par exemple en utilisant des modules « Dans la même catégorie » ou bien « Les produits associés ») vous assurera une bonne indexation. Le dynamisme peut également être réalisé à l’aide d’un blog technique ou commercial, dans le même sous-domaine ou pas – amélioration du Net Linking – par des outils de type Dotclear ou Wordpress qui ont été conçus pour répondre à la problématique SEO.
15. Analysez, mesurez, optimisez votre classement
Il existe aujourd’hui des outils statistiques fournis par Google mais aussi indépendants pour consulter plusieurs fois par semaine, voire par jour, pour comprendre et corriger le positionnement de votre site. Faites-vous aider par des consultants, des agences SEO ou des agences Web qui ont fait leurs preuves. Avoir une bon partenaire dans le référencement est vital pour une boutique e-Commerce.
Pour conclure, sachez qu’un bon référencement naturel est gourmand en énergie donc en temps. Les robots indexeront d’autant plus vite votre site qu’il respecte les règles ci-dessus mais laissez-lui le temps de la faire. On constante qu’à la suite d’une mise aux normes, les résultats satisfaisants arrivent petit à petit dans les 6 mois suivant les changements ! Cet article ne traite PAS du référencement payant (qui peut à lui seul vous amener 50% de votre trafic). Ceci fera l’objet d’un autre billet. Et enfin, dites-vous que le référencement naturel ne fait pas tout (même s’il fait beaucoup). Avoir un visiteur dans sa boutique ne veut pas dire vendre : soignez l’ergonomie de votre site, son utilisabilité, respectez le client, donnez-lui tous les moyens de vous contacter s’il le souhaite mais ne lui forcez par la main.
Source : www.innoa.fr
Tags : Référencement, SEO